Écrit par : Capucine Berr, présidente de L’Académie du Bon Droit et CEO de Zorrooo
Validé par : Le Comité Légal de Zorrooo
Orange indique avoir totalement arrêté son réseau mobile 2G le 20 octobre 2026 en métropole, sauf dans les zones blanches réglementaires où la coupure interviendra entre le 1er et le 15 décembre. Certains téléphones anciens, mais aussi des alarmes et des dispositifs de téléassistance utilisant une carte SIM 2G, peuvent donc cesser de communiquer.
Réponse rapide. Vérifiez aujourd’hui le téléphone, la téléassistance, l’alarme et le boîtier d’appel d’urgence de l’ascenseur. Un mobile doit être compatible avec la 4G et avec la voix sur 4G, appelée VoLTE. Pour un équipement de sécurité, faites un test avec le prestataire. En cas de panne, gardez les preuves et réclamez une solution écrite : le coût de remplacement dépend du contrat et de la personne qui possède l’appareil.
La date du 20 octobre correspond à la dernière vague annoncée par Orange dans 43 départements. La fiche de l’Arcep rappelle que les opérateurs n’ont pas tous le même calendrier. SFR prévoit un arrêt le 15 novembre 2026 ; Bouygues Telecom commence le même jour dans plusieurs villes avant une généralisation en décembre. Free Mobile n’a pas de réseau 2G propre et suit le calendrier d’Orange.
Quels appareils sont réellement concernés ?
Le risque ne dépend pas seulement de l’âge de l’appareil. Il dépend de la technologie utilisée pour transmettre un appel ou une alerte. Orange cite les téléphones limités à la 2G, les alarmes et les appareils de téléassistance équipés d’une carte SIM 2G. Des interphones, des portails, des terminaux de paiement ou des boîtiers d’ascenseur peuvent aussi embarquer un module cellulaire ancien.
Un téléphone affichant « 2G », « E », « EDGE » ou « GSM » doit être vérifié. Un mobile annoncé comme 4G n’est pas forcément prêt pour les appels : s’il ne prend pas en charge la VoLTE, c’est-à-dire la voix sur le réseau 4G, il peut garder l’accès aux données mais ne plus acheminer les appels. Consultez la fiche du modèle, les réglages réseau ou demandez un diagnostic à l’opérateur.
La 3G n’est pas arrêtée par Orange ce 20 octobre. L’opérateur annonce son extinction en 2028. Il ne faut donc pas conclure qu’un appareil 3G est coupé aujourd’hui, même si sa migration devra être anticipée.
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Qui doit payer le remplacement ?
Il n’existe pas de réponse unique. Pour un téléphone acheté et détenu par l’abonné, Orange indique qu’un appareil exclusivement 2G doit être remplacé. L’opérateur propose un diagnostic gratuit et mentionne un bonus de reprise de 50 euros sur une sélection de téléphones : vérifiez les conditions avant l’achat, car cette aide n’est pas un remboursement général.
Pour une téléassistance, une alarme, un interphone ou un boîtier loué et maintenu dans le cadre d’un abonnement, relisez le contrat : qui possède le matériel, qui assure sa compatibilité et quelles prestations sont promises ? Demandez au professionnel de confirmer par écrit la technologie du boîtier, la date de migration et l’éventuel coût. Ne payez pas un remplacement présenté comme urgent sans devis détaillé ni test du matériel existant.
Dans une copropriété, signalez immédiatement au syndic tout doute sur la téléalarme d’un ascenseur. Un voyant allumé ne prouve pas que l’appel d’urgence atteint le centre de surveillance. Le contrôle doit être effectué avec l’entreprise chargée de l’entretien.
Les vérifications à faire sans attendre
- Identifiez chaque carte SIM. Téléphone, téléassistance, alarme, ascenseur, portail ou terminal mobile.
- Vérifiez l’opérateur réel. La marque du contrat ne suffit pas toujours ; demandez quel réseau porte la carte SIM.
- Testez la fonction critique. Passez un appel, déclenchez le test prévu par le fabricant et confirmez sa réception avec le prestataire.
- Gardez une trace. Photographiez l’étiquette du boîtier, notez le modèle, la date du test, le message d’erreur et le nom du service contacté.
- Demandez un écrit. Exigez le diagnostic, la solution, le prix et le délai, surtout pour un équipement de sécurité.
Quels recours si le service ne fonctionne plus ?
Commencez par le professionnel avec lequel vous avez signé : opérateur, société de téléassistance, installateur, mainteneur ou syndic. Adressez une réclamation écrite qui décrit l’appareil, la date de la panne, le test réalisé et ce que vous demandez : remise en service, remplacement conforme, prise en charge prévue au contrat ou remboursement d’une période sans service. La prise en charge dépend du contrat et de la cause de la panne.
Pour un litige avec un opérateur télécom, le ministère de l’Économie recommande de contacter d’abord le service client, puis le service consommateurs. Si aucune solution satisfaisante n’est proposée, la médiation des communications électroniques est gratuite. Un dysfonctionnement de réseau peut aussi être signalé sur « J’alerte l’Arcep » ; un problème commercial peut être déclaré sur SignalConso.
Notre article sur les recours collectifs dans les télécoms rappelle qu’une action de groupe suppose une procédure identifiée : une panne isolée ne prouve pas à elle seule un manquement généralisé.
Sources
- Orange, calendrier de l’arrêt de la 2G, consulté le 20 octobre 2026.
- Orange, conséquences pour les particuliers et accompagnement, consulté le 20 octobre 2026.
- Arcep, fermeture des réseaux mobiles 2G et 3G, mise à jour consultée le 20 octobre 2026.
- Ministère de l’Économie, gérer un litige de consommation.

